L’entrée occlusaleposture et occlusion

     Le capteur occlusal est composé de l’articulation temporo-mandibulaire, des dents, de la gencive ainsi que des muscles de cette région (langue, ptérigoïdiens…). Ce qui caractérise la symptomatologie du trouble occlusal, c’est sa prédominance en fin de nuit, début de matinée.

La symptomatologie du trouble occlusal 

– Douleurs de fin de nuit qui réveillent le patient
– Le patient ne peut plus rester dans son lit, ni faire la grasse matinée
– Il se lève avec la nuque raide, puis elle se débloque progressivement
Symptomatologie essentiellement haute : cervicalgies, cervico-brachialgies, céphalées occipitales, névralgies d’Arnold, scapulalgies, dorsalgies hautes, douleurs faciales, douleurs temporales, spasmes de l’hémiface, hémicranies, douleurs maxillo-mandibulaires, douleurs temporo-mandibulaires, douleurs dentaires, sensibilités dentaires anormales.
Symptomatologie expliquée par la Neurophysiologie : Douleurs mammaires et thoraciques, troubles endocriniens légers, fébricule inexpliqué, bourdonnement d’oreille, vertiges ou équivalents mineurs.

    La neurophysiologie nous a également démontré que les dysfonctionnements de l’appareil manducateur pouvaient décompenser le système oculomoteur. Les signes cliniques évoqués dans les défauts de convergence peuvent donc être couplés à ceux de l’occlusion dentaire.

Les différentes causes de déséquilibre de l’entrée occlusale

Les classes d’Angle : 

ATM

    Le positionnement de l’articulation temporo-mandibulaire est fonction de la posture du patient (schéma ci-dessus). Ce positionnement mandibulaire est défini par ce qu’on appelle les classes d’angles, elles sont au nombre de 3. La classe 1 est la classe correspondant à une posture équilibrée. Les classes 2 et 3 sont le fruit d’une posture pathologique et entrainent donc un fonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire anormal. 

classes d'Angle

La négligeance des patients :

     Les dents manquantes vont entrainer une perturbation de l’occlusion et du cycle masticatoire. D’une part, quand une dent est manquante, les autres vont changer de place et chercher à combler le vide. D’autre part, en l’absence de dent, le vide est provisoirement comblé par la langue qui se positionne d’une manière à obturer complétement le trou (ce qui entraine une asymétrie de musculature de celle-ci, et par ricochets une asymétrie de musculature de tous les muscles du cou).
L’hygiène bucco-dentaire est le premier traitement préventif des troubles de l’occlusion. 

dent manquante

Les causes iatrogènes :

     Certains dentistes ne connaissent pas bien l’occlusion. Or celle-ci ne tolère pas de travail approximatif (les dentistes travaillent au micron près). Un amalgame, une couronne, un bridge en sur-occlusion ou sous-occlusion sont relativement fréquents. Ils sont extrêmement délétaires pour le fonctionnement de l’articulée dentaire (entrainent des asymétries). Il est donc important de consulter un praticien qui s’attache à rendre une occlusion équilibrée (grâce notamment au test du buvard qui permet d’équilibrer le travail effectué en bouche). 

Les microgalvanismes : 

microgalvanismes

     Il s’agit d’un microcourant de plus ou moins 300 millivolts qui passe entre un bijou et un métal contenu dans la bouche (un amalgame par exemple). Ce microcourant va entrainer une contracture du masséter ou du ptérigoidien du côté du microcourant et donc une modification de l’occlusion, faisant apparaitre une asymétrie dans le plan frontal. Ce microcourant décharge sur les nerfs à proximité, perturbant les signaux électrique du système nerveux.

Les occlusions croisées :

occlusion croisée

Le stress : 

     Le stress déclenche un phénomène de serrement dentaire, autrement appelé outre-manche « Clenching« . En position normale de repos, les dents du haut ne doivent pas toucher les dents du bas. Or dans le phénomène de serrement dentaire, les dents sont en striction permanente avec des pressions pouvant monter à 200 kg par centimètre carré.
Ce serrement dentaire va spasmer tous les muscles autour de l’articulation et décharger sur les nerfs efférents, créant des pathologies aussi diverses que variées.

Les traumatismes : 

     Les chocs directs ou indirects (entorse du cou), une intubation laborieuses…peuvent être autant de causes à une occlusion anormale.

L’orthodontie : 

     Le fait de tirer sur les dents n’est pas sans conséquences sur le système postural. En effet, l’étude des scolioses montre que bon nombre d’entres-elles démarrent après la pose d’un appareil d’orthodontie.


Il est possible de passer à côté d’un traitement orthodontique en commençant par rééquilibrer la posture de l’enfant ou de l’adulte ( Cf : classes d’Angle).


En cas de scoliose, il faut éviter d’appareiller l’enfant sous risque de faire flamber la désaxation vertébrale (on attend alors que le risser soit à 5 et que le patient termine totalement sa croissance). L’esthétique du sourire ne doit pas entrainer des contraintes sur le reste du corps, il faut donc être vigilant quand à la mise en place d’un tel traitement !

Droit d’auteur : Michel Clauzade
Droit d’auteur : Bernard Bricot
Droit d’auteur : orthodontisteenligne.com

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