L’entrée oculaire

     Il s’agit de nos yeux. Ceux-ci nous permettent de nous orienter dans l’espace qui nous entoure, de nous repèrer, de garder un repère d’horizontalité. Ces yeux ont donc un rôle capital dans notre vie quotidienne. 

     Cependant, ils sont trop souvent sujets à déséquilibres et dans ce cas trop peu diagnostiqués. Généralement, on consulte un ophtalmologue quand on a la sensation d’avoir la vue qui baisse. L’ophtalmologue s’occupe alors des troubles de la réfraction de l’oeil, et met en place une correction par lunettes. Cependant, il existe d’autres troubles qui intéressent la motricité oculaire, les troubles de convergence ! Et dans la majorité des cas, les ophtalmologues ne s’y intéressent pas… On se retrouve alors dans une jachère diagnostique.

trouble de convergence

Qu’est qu’un trouble de convergence ?

les muscles de l'oeil

     

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de faire un peu d’anatomie. Autour de chaque oeil, il existe 6 muscles principaux (droit externe, droit interne, droit supérieur, droit inférieur, oblique supérieur et oblique inférieur).

Ces muscles nous permettent de faire entre autre des mouvements de convergence (par exemple quand on louche), de poursuites (quand on suit un objet), de saccades (mouvements les plus rapides du corps, quand on analyse un paysage par exemple).
     Pour faire simple, ces mouvements ne seraient pas possibles si les muscles des deux yeux ne travaillaient pas ensembles (ils sont à certains moments agonistes et à d’autres moments antagonistes).
Le trouble proprement dit de convergence est l’impossibilité qu’ont les yeux de se diriger vers un même point (la convergence permet une fusion des images vues par chacun des yeux pour nous permettre d’obtenir la vision des reliefs). 

 

convergence

Les causes d’une entrée visuelle perturbée :

     Seulement voilà, il arrive que l’on assiste à un déréglement de cette motricité oculaire. Un muscle se contracte plus qu’un autre, et l’équilibre est rompu. La motricité ne fonctionne plus correctement. 
     Cela peut être du à des causes primitives : traumatisme crânien, entorse cervicale, épilepsies, maladie auto-immune, fracture de la colonne vertébrale, souffrance foetale….
     Ou à des causes secondaires : trouble occlusal, hépatites, antidépresseurs.

Les signes cliniques évocateurs : 

     Dans tous les cas, apparaissent des signes cliniques spécifiques à ce déreglement oculaire. Les céphalées, les vertiges, les cervicalgies, les cervico-scapulalgies, les douleurs rachidiennes, certaines tendinites, les jambes courtes….
     Il existe des signes localisés au niveau de l’oeil : yeux qui piquent, sensation de brûlure, larmoiement, rougeur, impression de sable dans l’oeil, vision floue, endormissement devant la télé, difficultés à conduire la nuit, éblouissement….sont autant de signes évocateurs d’un défaut de convergence oculaire.
     D’autres signes plus subjectifs peuvent également apparaître : fatigue excessive, difficulté de concentration et de mémorisation, sensation de malaise, peur de la foule, peur de la vitesse….

Prise de conscience : 

Tous ces signes peuvent vous faire prendre conscience que vous êtes sujet à un défaut de convergence oculaire qu’il ne faut pas prendre à la légère. Car un capteur oculaire déréglé entraine des adaptations du corps pour essayer de compenser le déséquilibre. Ces compensations se manifesteront sous la forme de bascules/ rotations des chaines scapulaires et pelviennes. S’il n’est pas diagnostiqué ni traité, il entrainera toute une asymétrie musculaire et osseuse, créant donc des contraintes anormales et asymétriques sur ces structures. La conséquence en sera une usure prématurée d’un cartilage articulaire, l’apparition d’arthrose prématurée, des hernies discales, des tendinites liées au mauvais travail musculaire, des fractures liées aux contraintes exercées…..

 

     A partir de là, j’espère que vous ne verrez plus vos douleurs (cervicalgies, cervico-scapulalgies, maux de tête….) de la même manière et que vous y réfléchirez à 2 fois avant de les laisser trainer.

Des thérapies alternatives pour soigner vos douleurs